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Passionnés de toutes les musiques brésiliennes, les Gosto Delicado proposent un parcours original dans le temps et dans l'espace, tout en douceur, uniquement guidé par leurs émotions :
Des salons bourgeois où l'on cultive le Choro, aux jardins de la Favela qui respirent la Samba, en passant par les bars d'Ipanema ennivrés de Bossa Nova, sans oublier les grosses scènes dédiées à la Mpb, ...
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O CHORO
O choro, littéralement : le sanglot, le pleur, aussi familièrement appelé chorinho, fait la part belle à l'émotion. Musique instrumentale, antérieure au samba, pionnière dans l'art de combiner différentes influences européennes et africaines, le choro est considéré comme l'une des meilleures écoles de la musique brésilienne.
L'arrivée, avec la famille royale portugaise, des dernières musiques à la mode en Europe, ainsi que des instruments pour les jouer ; la reconnaissance des noirs du Brésil, rendue enfin envisageable par l'abolition de l'esclavage ; l'émergence d'une nouvelle classe moyenne dans un pays en développement, sont autant d'évènements constitutifs de l'identité du Brésil que d'éléments fondateurs du choro : Des musiciens souvent d'origine africaine se réunissent pour faire vivre ces standards européens dans les fêtes de la classe moyenne. D'une interprétation plus émotive des musiques étrangères (valse, modinha, xote, polca...), le choro devient une vraie particularité brésilienne sous l'impulsion des musiciens qui le jouent. Les nombreuses improvisations altèrent peu à peu les styles originaux et ouvrent la voie à la création d'un langage propre, basé sur un nouveau dialogue entre solo et accompagnement, et fixé progressivement dans ses codes actuels par des artistes comme Pixinguinha puis Jacob do Bandolim.
Une grande liberté d'interprétation, une large place accordée à l'improvisation, la richesse mélodique, la virtuosité des solistes sont les caractéristiques d'un style reconnu et respecté par tous les musiciens brésiliens, à mi-chemin entre musique savante et populaire.
« Isto é choro. E tudo mundo tocando com o seu coração, sua liberdade, sem regras, sem nada...a liberdade da arte. » Villa-Lobos
« Se você tem 15 volumes para falar de toda a musica popular brasilleira, fique certo de que é pouco. Mas se dispoe apenas do espaço de uma palavra, nem tudo està perdido ; escreva depressa : Pixinguinha » Ary Vasconcelos
PIXINGUINHA (1897-1973) :
« E ele, que era um poema de ternura e paz/fez um buquê que não se esquece mais/de rosas musicais ! » samba enredo Portela 1974. « Et lui, qui était un poème de douceur et de paix / fit un bouquet inoubliable / de roses musicales ! »

Flûtiste, saxophoniste, chanteur, compositeur, arrangeur, chef d'orchestre, Pixinguinha est l'un des plus grands compositeurs brésiliens. Il est l'auteur entre autres de Carinhoso, considéré par une partie du pays comme le deuxième hymne du Brésil. Le jour de sa naissance, le 23 avril, a été choisi pour commémorer la journée nationale du Choro au Brésil, en hommage à celui qui a grandement contribué à créer et diffuser ce style dans le monde entier. <<
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O SAMBA
Au début du XXème siècle, descend des favelas vers le centre ville de Rio de Janeiro, une musique nouvelle, métissée, rythmée et mélancolique, dérivée des batuques africains : le samba. Synthèse de plusieurs styles musicaux alors présents dans le pays, le samba gagne très vite l'ensemble du Brésil, pour devenir l'expression de tout un peuple. Samba enredo, samba canção, partido alto, samba de roda, samba de breque, samba reggae ou encore samba funk ou sambandido, autant de termes qui révèlent la diversité et la vitalité d'une musique toujours à l'écoute des changements de société. Témoignage espiègle ou révolté des aventures du quotidien, à la modernité sans cesse renouvelée, le samba dans un premier temps interdit et réprimé par les autorités, a vite su gagner ses lettres de noblesse. Aujourd'hui d'une formidable popularité au Brésil, mais souffrant de certains clichés commerciaux, il reste encore à découvrir dans toute sa richesse et sa diversité dans une grande partie du monde...
« eu sou o samba a voz do morro sou eu mesmo sim senhor sou eu que levou a alegria para milhoes de coraçoes brasileiros » Zé Keti
« quem não gosta do samba bom sujeito não è »
(Dérivé des batuques africains et apparu sous sa forme moderne au début du XXème siècle dans les favelas de Rio de Janeiro, le samba est une synthèse de plusieurs styles musicaux (maxixe, lundu, modinha, jongo...) alors présents dans le pays. Aidé par la radio, le samba a su descendre les pentes des favelas pour accéder au centre de Rio, puis grâce à sa mélancolie douce teintée d'une gaieté inébranlable a gagné le reste du pays. En restant toujours une musique proche du peuple et de ses aspirations, le samba a su évoluer, constamment à l'écoute des changements de société, pour conserver encore aujourd'hui le statut de musique officielle du Brésil.)
CARTOLA (1909-1980) :
« Cartola não existiu, foi um sonho que a gente teve. » Nelson Sargento « Cartola n'a pas existé, c'est un rêve que nous avons fait. »
 Angenor de Oliveira tient son surnom du chapeau qu'il avait l'habitude de porter pour se protéger lorsqu'il travaillait comme ouvrier dans le bâtiment. Cartola est carioca, mangueirense et son nom occupe une place particulière dans le paysage musical de Rio. Fondateur d'une des plus grandes écoles de samba, sur la colline de Mangueira, sa vie est longtemps restée liée à l'histoire de ce quartier. Aux débuts de sa carrière, ses compositions étaient achetées puis enregistrées par les chanteurs de la radio, mais ce n'est qu'après une longue période de disparition et seulement à l'age de 65 ans qu'il enregistrera un premier album sous son propre nom. Redécouvert et plébiscité par la deuxième génération de la Bossa Nova, enregistré après sa mort par des artistes MPB, Cartola laisse derrière lui un héritage riche et subtil. Il a conquis les nouvelles générations et avec elles, le titre de Mestre Cartola. <<
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A BOSSA NOVA
Dans les années 1950, une nouvelle vague déferle sur les plages de Rio de Janeiro.
Apparue dans les années 1950 au sein de la jeunesse de la classe moyenne carioca. Autour des musiciens comme Tom Jobim et João Gilberto, elle représente une nouvelle manière de chanter et jouer le samba, fortement influencée par le jazz. Le chant y est presque chuchoté et l'accompagnement rythmique épuré voire supprimé. Intimiste et cadencée, elle a franchi les frontières du Brésil pour étendre son influence au monde entier. De musique à la base considérée comme élitiste dans son propre pays, la Bossa Nova est devenue le genre musical brésilien le plus connu dans le monde.
Antonio Carlos Jobim :
Compositeur de Garota de Ipanema, la chanson brésilienne la plus connue dans le monde, Tom Jobim est un véritable repère dans le paysage musical brésilien. D'abord pianiste dans les clubs de la zone sud de Rio de Janeiro, sa ville natale, sa carrière est définitivement lancée avec la sortie du disque Canção de Amor Demais (1958) en collaboration avec Vinicius de Moraes, João Gilberto et Elizeth Cardoso, considéré comme la pierre fondatrice de la Bossa Nova. Dans les années 70, il est aussi à l'origine du mouvement MPB, avec un autre musicien, Edu Lobo. Incontournable au Brésil, il poursuit son chemin hors du pays et notamment aux Etats-Unis, où il collabore avec les plus grands noms de la chanson, parmi lesquels Franck Sinatra qui reprend et traduit ses succès pour le public américain. Reconnu pour ses talents d'arrangeur et de directeur artistique, ses compositions allient sophistication harmonique et qualité des paroles empreintes de la puissante mélancolie emblématique de l'esprit carioca. Il laisse une discographie impressionnante (plus d'une cinquantaine de disques), et son génie n'a cessé de se propager sur les scènes du monde entier. Incontestablement reconnu par ses pairs, c'est suite à la pression exercée par certains d'entre eux, (Chico Buarque, Oscar Niemeyer...) que l'aéroport de Rio a été rebaptisé après sa mort en 1994 Aeroporto International Antonio Carlos Jobim, comme ultime hommage à son œuvre intimement liée à la beauté et au charme de Rio et de ses habitants. <<
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A MPB
La MPB (Musica Popular Brasileira) est un mouvement musical multiforme à la diversité parfois déroutante, surtout apprécié par la classe moyenne urbaine. Le terme MPB désigne un genre plus représentatif d'une génération (années 70-80-90) que d'une unité de style. C'est la chanson Arrastão (1965) composée par Vinicius de Moraes et Edu Lobo, représentants de la deuxième vague de la Bossa Nova, qui a fait asculer toute une génération de la Bossa Nova dans la MPB. D'abord empreinte de samba et d'autres musiques populaires brésiliennes, elle a ensuite embrassé de nombreux autres rythmes comme le rock, la pop music ou le reggae, pour finalement réunir sous la même bannière des artistes aussi différents que Djavan, Maria Bethania, Gilberto Gil ou Tom Zê. Autant de fils de la Bossa Nova que les festivals de musique populaire brésilienne ont su mettre sur le devant de la scène. Parfois politiquement engagée, la MPB est un mouvement hybride, réunissant plusieurs tendances, plus animées par la volonté de mélanger les genres que celle d'établir des règles strictes.
DJAVAN (né en 1949)
Auteur, compositeur, interprète, musicien autodidacte, Djavan a, comme beaucoup de jeunes brésiliens, hésité un temps entre une carrière sportive ou musicale. C'est au milieu des années 70, qu'il se dédie entièrement à la musique. Raffinées, poétiques, colorées, imprégnées d'influences africaines, ses chansons ont su toucher le cœur des brésiliens en évoquant leur quotidien. Moderne, la musique de Djavan est à l'image de celle de son pays : audacieuse et métissée. <<
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